Le travail en présentiel a laissé place au travail à distance durant une certaine période et la tendance veut un retour à des présences sur place pour différentes raisons valables et justifiables, et non !
Mais la tendance forte pour le travail en mode hybride, soit en partie sur place et en partie à distance, soulève bien des questions, notamment comment peut-on obtenir le meilleur des intervenants concernés.
Pour les employés, voici les points favorables et grandement appréciés
- La flexibilité : soit la possibilité d’adapter l’horaire et le lieu de travail selon les besoins professionnels et personnels. Évidemment jusqu’à une certaine limite, car il y a des plages horaires à respecter. Mais le temps économisé pour les déplacements non requis améliore la qualité de vie des gens et par conséquent leur conditionnement au travail.
- La qualité de vie : la réduction du temps de transport, meilleur équilibre travail-vie personnelle apporte une amélioration notable de la qualité de vie, ce qui conditionne plusieurs aspects très positifs et collaboratifs.
- L’autonomie : la responsabilisation accrue et la confiance de la part de l’organisation envers l’organisation du travail par les intervenants conditionnent la motivation et la mobilisation pour un travail réussi.
- L’attraction et la rétention : il est clair que ce modèle est très recherché et favorise la fidélisation des intervenants au bénéfice de l’organisation et de ses clients.
Pour l’organisation, les points favorables sont nombreux aussi
- La productivité accrue : les employés plus concentrés à distance pour certaines tâches conditionnent une collaboration optimisée au bureau. La démonstration est faite, dans la mesure où l’encadrement est adéquat, constructif et collaboratif.
- La réduction des coûts : la diminution des besoins en espace de bureau et des frais associés en services et en équipements sont significatifs pour plusieurs organisations.
- L’accès élargi aux talents : la possibilité de recruter au-delà du bassin géographique habituel permet d’élargir la possibilité de collaboration et d’intervention d’intervenants de qualité.
- L’innovation et la collaboration : les moments au bureau favorisent la créativité, la culture d’équipe et l’appartenance dans la mesure où l’encadrement et l’organisation sont effectués adéquatement, autrement ces contributions ne sont pas très significatives.
Les bonnes pratiques pour exercer un mode hybride et obtenir les meilleurs résultats sont :
Une organisation simple et une structure facile à comprendre et respecter
Pour ce faire, il faut notamment :
- Des politiques claires : il faut pouvoir définir les règles concernant les modalités de gestion et de fonctionnement (jours de présence, flexibilité, attentes de performance).
- L’utilisation équilibrée des modes : il faut pouvoir combiner correctement le télétravail pour la concentration et le bureau pour la collaboration. L’utilisation importante d’un mode au détriment de sa portée ne procure pas les résultats escomptés.
- Les outils adaptés : il faut investir dans des solutions numériques (Teams, Slack, gestion de projets, partage de documents) pour travailler avec efficacité (atteintes des objectifs) et efficience (à moindres coûts).
Une saine communication et une réelle collaboration
Pour ce faire, il faut notamment :
- Les rituels d’équipe : il faut conditionner et effectuer des rencontres régulières (virtuelles ou en personne) pour garder la cohésion.
- La transparence : il faut favoriser la circulation de l’information pour éviter les « silos » entre télétravailleurs et employés présents au bureau.
- La culture inclusive : il faut s’assurer que tous, à distance ou en présentiel, aient la même voix dans les décisions.
Une gestion adéquate et un leadership gagnant
Pour ce faire, il faut notamment :
- Le leadership basé sur la confiance : il faut évaluer adéquatement les résultats et non pas la présence physique.
- Le suivi régulier : les points individuels fréquents doivent être suivis régulièrement afin de bien soutenir, écouter et ajuster selon les situations et les besoins.
- La formation des gestionnaires : il est important de bien soutenir les gestionnaires notamment en les outillant pour leur permettre de diriger efficacement en mode hybride et leur offrant une formation adéquate en continu.
Un réel bien-être et un engagement bilatéral
Pour ce faire, il faut notamment :
- Le soutien à la santé mentale : il ne faut pas hésiter à prendre des initiatives pour réduire l’isolement des intervenants et de ne pas encourager la déconnexion de ceux-ci.
- Les activités de cohésion : il faut des moments sociaux, des rencontres en personne, et de la reconnaissance d’équipe. Tous ces éléments conditionnent favorablement une saine cohésion et un bon esprit d’équipe.
- L’aménagement des espaces : les bureaux doivent être pensés pour favoriser la collaboration et non seulement pour les tâches individuelles.
Le travail hybride combine le meilleur du télétravail et du présentiel, mais demande une organisation claire, une culture de confiance et des outils collaboratifs solides.
Le travail hybride maximise la flexibilité et le bien-être tout en soutenant la productivité, mais il exige une organisation claire, une culture de confiance et des outils adaptés pour éviter isolement, inégalités ou perte de cohésion.
Voici des références à cet article
- What is hybrid work? Towards greater conceptual clarity of hybrid work
J. Lauring et al., 2025 ScienceDirect - Five best practices for managing hybrid work
Forbes (2024) Forbes - Hybrid working from home improves retention without affecting performance
Nicholas Bloom et al., 2024 PMC - Study finds hybrid work benefits companies and employees
Étude dirigée par Nicholas Bloom, Stanford, juin 2024 Stanford Report - Evidence-based considerations for hybrid and remote work
NIH / OBSSR, 2023 obssr.od.nih.gov - Is Hybrid Work the Best of Both Worlds? Evidence from a Field Experiment
P. Choudhury, 2022 (Harvard Business School) Harvard Business School